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Pêche récréatives ou en compétitions, seul ou accompagné, du bord ou en bateau. Habitant près de Lyon, mais dans l'Ain, vous y trouverez quelques résumés de nos sorties principalement en eau douce.

Les Pyrénées, une pêche engagée

De retour des Hautes Pyrénées (65) ou nous avons passé près d’une semaine, nous avons arpenté les lieux en randonnée mais pas uniquement bien évidemment.

Commençons par ce qui ne nous a pas réussi en terme de pêche, ce sont les pêches en lacs. Nous avions amené cannes à mouche et cannes aux leurres. En quelques mots, pas un gobage donc les cannes à mouche sont restées dans leurs étuis. Aux leurres, nous avons approché essentiellement les gros lacs du Néouvielle, souvent des lacs de barrage comme le lac d’Orédon ou le lac d’Aubert. Ces lacs sont magnifiques en terme de décor : falaises de granit, eaux transparentes…

A priori réputés pour les salmonidés, nous y avons vu beaucoup de vairons et de petits salmonidés sur les bordures mais nous n’avons pas réussi à déclencher un poisson correct. Le temps de pêche n’était sans doute pas favorable car après la pause de midi. De plus, nous n’avions pas pris l’option pêche aux appâts naturels dans les affaires emmenées !

Continuons par ce qui a été une réussite incroyable : la pêche en rivière. Le mot « Neste » est le nom générique de nombreux cours d'eau des Pyrénées. Nous avons donc pêché la Neste de la Géla et la Neste d'Aure. Le tableau est simple, mes 2 fistons et moi remontons les gorges de ces rivières aux leurres (la cuillère simple bien souvent suffit largement). Il faut une bonne paire de baskets que l’on condamne pour le coup à être mouillées, un short, un sac à dos avec le minimum, et le pied marin pour ne pas se faire une entorse.

Nous attaquons les spots alternativement puisque le pêcheur en tête possède toutes les chances de déclencher. Nous avons fait cela à 4 reprises sur des tronçons différents. Les truites de montagne sont aussi rapides que l’éclair pour venir sur l’objet non identifié. Elles sont nombreuses mais pas très grosses (entre 15cm et 25cm en moyenne), par contre les actions de pêche sont vraiment géniales. Encore une fois, je ne peux que suggérer le no-kill, elles repartent en pleine forme dans ces eaux gelées, preuve en est la présence de névés quelques kms plus haut. 

Cette pêche nous aura valu une anecdote qui restera une première pour nous.

En effet, il est parfois compliqué de passer une cuve ou une petite cascade ou un lieu peu profond et nous sommes contraints à rebrousser chemin de quelques mètres pour remonter les pentes aux alentours afin de contourner l’obstacle. Nous avons fait cela à plusieurs reprises sans aucun souci. Mais, il y a eu l’exception. A la remontée d’une pente d’une soixantaine de mètres à la fois abrupte et parsemée d’arbustes constituant des accroches naturelles, nous avons dû stopper notre avancée. Nous étions à 5/6 mètres d’un plateau mais plus d’arbre, juste de la pierre à la fois glissante, friable et mouillée. Et là le drame !

La redescente, trop périlleuse, et la montée plus possible.

Je vous assure, nous ne sommes pas des cas sociaux et des débiles qui prenons tout le temps tous les risques. Nous ne sommes pas habitués à appeler les pompiers H24, mais alors pas du tout même. Mais voilà le résultat d’une pêche « engagée », il a fallu se résigner à appeler les secours de montagne plutôt que de risquer beaucoup plus.

Alors, globalement, quand on pêche en bas, personne n’a de connexion téléphonique, je préconise de partir à minima à deux. Mais là ou nous étions placés, j’avais 1 barre de réception sur le téléphone qui a suffit à faire le job.

Les CRS de montagne, à qui nous avons pu transmettre nos coordonnés GPS, sont venus nous chercher avec baudriers et cordes. Nous remercions encore Jerome & Marc pour leur gentillesse, leur humour et la bonne humeur pour ce sauvetage pour ceux qu’ils ont appelé les « pêcheurs de l’extrême ». Les gars étaient refaient ! En effet, à cette période d’été, ils ont en moyenne d’une intervention par jour et dans 95% des cas, c’est une entorse sur un chemin de randonnée, ils étaient trop heureux de sortir les cordes pour nous.

En attendant les secours, bloqués sur la falaise

Un dernier mot sur la météo et l’état des cours d’eau. Cela fait des semaines que nous espérons de l’eau. Là-bas, il en reste même en cette triste période. Nous avons eu même un sacré orage un soir, la montagne dégoulinait de l’eau partout, les cours d’eaux ont grossis en quelques minutes, magnifique !

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